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Autonomote

Lidar, caméra, radar : ce que chaque capteur voit

Les trois familles de capteurs des voitures autonomes, ce qu'elles mesurent, où elles échouent, et pourquoi Tesla roule sans lidar quand Waymo en met plusieurs.

Dernière mise à jour :

La caméra

Elle fournit l'image la plus riche : couleurs, panneaux, feux, marquages, gestes d'un agent. Elle est bon marché et petite. Ses limites : elle estime les distances par calcul, pas par mesure ; elle souffre du contre-jour, de la nuit sans éclairage, de la pluie sur l'objectif. Tesla a fait le pari de n'utiliser qu'elle, avec beaucoup de calcul derrière.

Le radar

Il émet des ondes radio et mesure directement la distance et la vitesse relative des objets, de jour comme de nuit, sous la pluie ou dans le brouillard. Il voit en revanche « flou » : difficile de distinguer un piéton d'un poteau, ou un pont d'un camion arrêté. Les radars « imageurs » récents améliorent ce point.

Le lidar

Il balaie la scène avec un laser et reconstruit une forme en trois dimensions précise au centimètre, indépendante de la lumière ambiante. C'est le capteur qui donne aux robotaxis leur perception la plus sûre des obstacles. Ses défauts : le prix, l'encombrement, une portée réduite sous forte pluie ou neige, et des surfaces noires ou très réfléchissantes qui renvoient mal le signal. C'est aussi le coût du lidar que la presse spécialisée avance pour expliquer le passage de Mercedes d'un niveau 3 avec lidar à un niveau 2 sans.

Pourquoi combiner

Chaque capteur échoue dans des conditions différentes. Les combiner (on dit « fusionner ») permet de recouper : la caméra lit le feu, le lidar confirme qu'il y a un objet, le radar dit à quelle vitesse il approche. Waymo, Zoox, Baidu, Pony.ai ou WeRide empilent les trois familles, plus des microphones pour les sirènes. Le choix de Tesla, caméras seules, est le grand désaccord technique du secteur ; nous ne le tranchons pas, nous suivons ce que les autorités et les chiffres d'incidents en disent.

Et les cartes

Beaucoup de robotaxis roulent sur des cartes très précises, relevées à l'avance, qui disent où sont les voies, les feux et les trottoirs. C'est ce qui explique les « zones de service » : hors de la carte, pas de service. Wayve et Tesla revendiquent au contraire des systèmes qui apprennent à conduire sans carte détaillée.

Sources

  1. Mercedes pauses Level 3 driving assistance for now (coût du lidar et choix du niveau 2), electrive — consulté le 26/10/2026
  2. Tesla Says The Cybercab Is Street Legal. Regulators Want To Know How., InsideEVs — consulté le 26/10/2026